retour accueil plan imprimer

[Défense & Sécurité]
  Catastrophes naturelles

 

 

 

 

 

         Les textes de référence
         Quels dommages sont couverts?
         Quels dommages sont exclus?
         Dans quelles conditions?
         La procédure de reconnaissance : la demande
         La procédure de reconnaissance : la commission interministérielle
         La procédure de reconnaissance : principe d'indemnisation
         La procédure de reconnaissance : franchise
         La procédure de reconnaissance : les exclusions


Loi n°82-600 du 13 juillet 1982 relative à l'indemnisation des victimes de catastrophes naturelles;
Circulaire du 19 mai 1998 relative à la constitution des dossiers concernant les demandes de reconnaissance de l'état de catastrophes naturelles;
Arrêtés du 5 septembre 2000 portant modification du code des assurances et renforçant le lien entre l'indemnisation des dommages résultant des catastrophes naturelles et les mesures de prévention de ces risques;

Les dommages consécutifs aux évènements naturels non assurables, tels que :

  • les inondations (de plaine, crue torrentielle, ruissellement en secteur urbain, coulées de boue et remontées de nappe phréatique);
  • les phénomènes liés à l'action de la mer;
  • les mouvements de terrain (effondrement, affaissement, éboulement et chute de blocs et de pierres, glissement et coulée boueuse associée, lave torrentielles);
  • la sécheresse (mouvements de terrain différentiels consécutifs à la sécheresse et à la réhydratation des sol);
  • les avalanches;
  • les séismes

les dommages dus :

  • au vent (tempête),
  • à la grêle, et au poids de la neige sur les toitures,(qui sont assurables en fonction des garanties contractuelles ordinaires).

  • en cas d'intensité anormale de l'agent naturel;
  • pour les biens couverts par un contrat d'assurance "dommages aux biens".

L'assuré doit :

  • déclarer le sinistre à son assurance dans les cinq jours;
  • adresser une demande en mairie, accompagnée de photos représentatives des dégats.

La mairie rassemble les demandes des sinistrés et constitue un dossier qui comprend :

  • le formulaire de demande de reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle, précisant la date et la nature de l'événement, les dommages subis, les mesures de prévention prises, les arrêtés antérieurs de reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle;
  • dans le cas d'une demande de reconnaissance pour des mouvements de terrain liés à la sécheresse, une étude géotechnique faisant état de la nature du sol, de la date d'apparition des désordres, de leur description et de l'ampleur des dommages.

La mairie adresse ensuite le dossier en Préfecture, Service Interministériel de Défense et de Protection Civiles. Celui-ci contrôle la forme et la pertinence de la demande pour éviter des retards préjudiciables aux sinistrés, sollicite des rapports techniques complémentaires, et transmet le dossier pour instruction au ministère de l'Intérieur.

- Formulaire de demande communale de reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle (PDF), cliquer ici

- Notice explicative pour la saisie de la demande de reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle (PDF), cliquer ici

Cette commission composée de représentant des ministères de l'intérieur, de l'économie et des finances et de l'environnement statue mensuellement (tous les deux mois pour la sécheresse) sur les dossiers pré-instruits par la Préfecture (SIDPC).

Trois issues sont envisageables :

  • avis favorable
    l'état de catastrophe naturelle est reconnu pour la commune par un arrêté interministériel;
  • avis défavorable
    l'intensité anormale de l'agent naturel n'a pas été démontrée, le dossier est clos. Néanmoins, de nouveaux éléments probants peuvent permettre son réexamen;
  • ajournement
    la commission ne statuera définitivement qu'après examen d'informations complémentaires.

Après publication de l'arrêté interministériel au Journal Officiel, l'indemnisation est effectuée par l'assureur du sinistré sur la base du contrat couvrant ordinairement les biens touchés. Les assurés disposent d'un délai de 10 jours au maximum après publication de l'arrêté pour faire parvenir à leur compagnie d'assurance l'état estimatif de leurs pertes, s'ils ne l'ont pas fait dès la survenance des dégâts.
L'assureur doit procéder à l'indemnisation dans les trois mois consécutifs à cette déclaration (ou à la publication de l'arrêté si elle est postérieure).

Une franchise, plafonnée est systématiquement appliquée.
 

Cas général

  • 380 euros pour les biens à usage d'habitation ainsi que les véhicules terrestres à moteur
  • 10% des dommages avec un minimum de 1 140 euros pour les biens à usage professionnel

Cas de la "Sécheresse"

  • 1 520 euros pour les biens à usage d'habitation ainsi que les véhicules terrestres à moteur
  • 3 050 euros pour les biens à usage professionnel

Modulation de la franchise
Ces franchise sont soumises à modulation :
  • X 2 dès le 3ème arrêté pour un même risque
  • X 3 pour le 4ème arrêté
  • X 4 pour le 5ème et les suivants

Cette modulation n'est pas applicable dès lors qu'un Plan de Prévention des Risques (PPR) a été prescrit.

Même après reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle, ne sont pas indemnisables :

  • les dommages corporels;
  • les récoltes non engrangées, cultures, sols, cheptel vif hors bâtiment qui peuvent éventuellement relever de la procédure de calamités agricoles (renseignement auprès de la Direction départementale de l'agriculture et de la forêt);
  • les corps de véhicules aériens, maritimes, lacustres, fluviaux et marchandises transportées;
  • les biens exclus par l'assureur, par autorisation du bureau central de planification;
  • les biens non assurés ou généralement exclus des contrats d'assurance dommages (terrains, plantations, sépultures, voirie, ouvrages de génie civil, …);
  • les dommages indirectement liés à la catastrophe (contenu des congélateurs, …) ou frais annexes (pertes de loyers, remboursement d'honoraires d'expert…) qui sont assurables par ailleurs.
04

Haut