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[La Sous-Préfecture
  de Forcalquier]

Relevés relatifs aux emplacements successifs de la Sous Préfecture de Forcalquier
         Différents sites occupés par la sous-préfecture de FORCALQUIER
         Renouvelement de bail
         Loi 1829 Ordonnance du 3 février 1830

Ce relevé présente les différents sites occupés par la sous-préfecture de FORCALQUIER.
 
Tout l’intérêt réside dans le fait que l’on y découvre l’extrême pauvreté de l’administration préfectorale dans ce département.
 
Le département ne se rendra propriétaire des locaux pour la sous-préfecture que le 15 Floréal An 8, les premiers bureaux sont installés dans la Grande Rue au 1er étage de la maison du citoyen Sébastiane. Monsieur CLEMENTIS, 1er sous-préfet avait son hôtel personnel aussi dans la Grande Rue.

  • En 1838 : Maison Martin occupée depuis plus de 25 ans par la sous-préfecture. Quartier Boulevard Latourette.
  • En 1840 : Maison Descosse sise Route Royale n° 100 et sur la Place du Bourguet.
  • En 1848 : résiliation de ce Bail.
  • En 1851 : sur le Boulevard Latourette.
  • En 1855 : Bail pour la maison Médier, Boulevard des Cordeliers (à compter du 1er janvier 1856).
  • En 1906 : acquisition d’un terrain en vue de la construction d’une sous-préfecture, mais le Conseil Général renonce à ce projet dans sa séance du 29 avril 1908.
  • En 1908 : Bail pour la maison Esmiol, Boulevard des Cordeliers.

Le 29 octobre, achat d’un immeuble à Monsieur et Madame Buffet Delmas d’Autane, Place Martial Siccard, Avenue Saint Marc.
 
Monsieur de la Tourette, nommé sous-préfet le 20 novembre 1806, a peut-être logé de 1806 à 1815 au 3 de la rue Béranger.

"Depuis plus de 6 mois, je suis à la recherche d’un local pour la sous-préfecture.
Il n’y a guère que quatre maisons qui puissent convenir à pareille destination; les maisons: Martin, Descosse, Médier et de Tende.
 
La maison Martin qui, depuis plus de 25 ans a été occupée par mes prédécesseurs et que j’occupe présentement est sans contredit, restaurée qu’elle fut la plus convenable par sa position, les commodités qu’elle offre et l’agrément de n’avoir pas de colocataire.
 
Le propriétaire a longtemps hésité à renouveler le bail qui expire le 31/10 prochain.
 
Toutefois, il n’y a consenti que pour l’année 1839, en exigeant une augmentation de 200F; au moyen de laquelle il fera les réparations les plus urgentes que j’avais toujours vainement demandées.
 
Je ne me suis déterminé moi même à souscrire aux exigences de ce propriétaire que lorsque l’impossibilité m’a été démontrée de trouver mieux à des conditions plus avantageuses pour le Département.
 
En effet, Monsieur le Préfet la maison Descosse est déjà occupée par lui et par quatre locataires, on m’aurait pourtant cédé de quoi à la rigueur me loger, mais les bureaux eussent été placés dans un local fort étroit, humide peut être, situé à un étage inférieur au rez-de-chaussée où sont les magasins ou boutiques et trop isolé pour veiller à la garde des
papiers.
  
Indépendamment de ces inconvénients l’Etude d’un notaire établie au dessus des deux appartements principaux en rend l’habitation incommode. Enfin le prix de la location n’est pas moindre que celui exigée par Monsieur Martin.
  
La maison Médier serait encore plus incommode à cause des exhalaisons méphitiques que répand l’atelier contigu pour le tissage et la filature de la soie et d’ailleurs il m’eût beaucoup répugné d’occasionner le délogement de deux ecclésiastiques et du substitut du Tribunal.
 
La maison de Tende n’est pas libre en ce moment et au reste réputée très humide et conséquemment malsaine.
 
J’ai donc l’honneur, Monsieur le Préfet, de vous soumettre le projet de convention que je viens d’arrêter avec Monsieur Martin, une dernière considération propre à déterminer l’approbation que je sollicite est celle-ci : les tables, les rayons et généralement tout ce qui constitue le mobilier du bureau, appartient à Monsieur Martin.
 
Ainsi en acceptant ces conditions, le Département n’aurait pas à pourvoir pour 1839, à cette dépense spéciale confondue quitte est dans le bail.
 
J’ai en outre l’espérance que ce propriétaire, qui dans la circonstance, exploite à son profit notre embarras se décidera plus tard à vendre sa maison au Département ou au moins à consentir un bail de ………. après l’expiration de celui ci.
 
Enfin, Monsieur le Préfet, j’espère également que dans le courant de l’année 1839, il s’établira une concurrence qui permettra au Département de choisir un local plus stable et à des conditions moins onéreuses.
 
Monsieur Martin, ayant refusé de consentir à renouveler le bail de la maison nue aux conditions proposées par votre lettre du 16, c’est à dire moyennant 1 600Fr. je me suis replié sur la Maison Descosse après avoir très longuement débattu hier et ce matin, avec le
Propriétaire, nous avons rédigé les accords en projets que j’ai l’honneur de vous transmettre sous ce pli.
 
J’aurai vivement désiré que le bail eût une durée moins longue, parce que, comme je vous l’avais marqué, il est vraisemblable que la concurrence qui se fut établie plus tard eût amenée des conditions plus avantageuses au Département, mais le bailleur a constamment
résisté à cet égard, comme aussi sur le prix, lequel dépasse de 50 Fr. par la limite que vous m’aviez fixée.
 
Il s’en faut pourtant de beaucoup que le nouveau local proposé pour la sous-préfecture soit aussi vaste que celui que je quitterai le 31 prochain.
 
Toutefois, Monsieur le Préfet, dans la prévision que ce nouveau logement serai insuffisant pour un sous-préfet qui aurait une famille un peu nombreuse, j’ai obtenu l’insertion d’une clause d’après laquelle le bailleur remettrait une ou plusieurs pièces moyennant un supplément de Prix qui porterait alors le loyer à 800Fr.
 
Enfin, Monsieur le préfet, j’ai fait le mieux qu’il m’a été possible dans l’intérêt du Département pénétré que je suis de l’exiguïté de ses ressources financières.
 
Je vous prie de me faire connaître incessamment votre décision.
Vous savez, Monsieur le Préfet, que la sous-préfecture ne possède en propre aucun mobilier pour l’usage de ses bureaux d’ou la nécessité d’obtenir une allocation pour cette dépense."

Renouvelement de bail
 
Entre les soussignés, Michel, Gaspard MARTIN, propriétaire domicilié à Forcalquier et Martin, François ESORNIL, sous-Préfet ART 1 Monsieur Martin, remet au Département à titre de bail à loyer pour continuer d’être occupé par la sous-préfecture la maison attenante et dépendance.
 

Loi 1829 Ordonnance du 3 février 1830
Inventaire des effets mobiliers à l’usage de la sous-préfecture :
1 Fauteuil Voltaire : damas, laine et coton.
1 Table à ministre bois de noyer et ses garnitures.

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