[La Sous-Préfecture
de Forcalquier] Relevés
relatifs aux emplacements successifs de la Sous Préfecture de Forcalquier
Ce relevé présente
les différents sites occupés par la sous-préfecture de FORCALQUIER.
Tout lintérêt réside dans le
fait que lon y découvre lextrême pauvreté de ladministration
préfectorale dans ce département. Le département
ne se rendra propriétaire des locaux pour la sous-préfecture que
le 15 Floréal An 8, les premiers bureaux sont installés dans la
Grande Rue au 1er étage de la maison du citoyen Sébastiane. Monsieur
CLEMENTIS, 1er sous-préfet avait son hôtel personnel aussi dans la
Grande Rue. - En 1838 : Maison Martin occupée
depuis plus de 25 ans par la sous-préfecture. Quartier Boulevard Latourette.
- En 1840 : Maison Descosse sise Route Royale n° 100 et sur la Place
du Bourguet.
- En 1848 : résiliation de ce Bail.
- En
1851 : sur le Boulevard Latourette.
- En 1855 : Bail pour la maison
Médier, Boulevard des Cordeliers (à compter du 1er janvier 1856).
- En 1906 : acquisition dun terrain en vue de la construction dune
sous-préfecture, mais le Conseil Général renonce à
ce projet dans sa séance du 29 avril 1908.
- En 1908 : Bail
pour la maison Esmiol, Boulevard des Cordeliers.
Le
29 octobre, achat dun immeuble à Monsieur et Madame Buffet Delmas
dAutane, Place Martial Siccard, Avenue Saint Marc. Monsieur
de la Tourette, nommé sous-préfet le 20 novembre 1806, a peut-être
logé de 1806 à 1815 au 3 de la rue Béranger. "Depuis
plus de 6 mois, je suis à la recherche dun local pour la sous-préfecture.
Il ny a guère que quatre maisons qui puissent convenir à pareille
destination; les maisons: Martin, Descosse, Médier et de Tende.
La maison Martin qui, depuis plus de 25 ans a été occupée
par mes prédécesseurs et que joccupe présentement est
sans contredit, restaurée quelle fut la plus convenable par sa position,
les commodités quelle offre et lagrément de navoir
pas de colocataire. Le propriétaire a longtemps hésité
à renouveler le bail qui expire le 31/10 prochain. Toutefois,
il ny a consenti que pour lannée 1839, en exigeant une augmentation
de 200F; au moyen de laquelle il fera les réparations les plus urgentes
que javais toujours vainement demandées. Je ne me
suis déterminé moi même à souscrire aux exigences de
ce propriétaire que lorsque limpossibilité ma été
démontrée de trouver mieux à des conditions plus avantageuses
pour le Département. En effet, Monsieur le Préfet
la maison Descosse est déjà occupée par lui et par quatre
locataires, on maurait pourtant cédé de quoi à la rigueur
me loger, mais les bureaux eussent été placés dans un local
fort étroit, humide peut être, situé à un étage
inférieur au rez-de-chaussée où sont les magasins ou boutiques
et trop isolé pour veiller à la garde des papiers.
Indépendamment de ces inconvénients lEtude dun notaire
établie au dessus des deux appartements principaux en rend lhabitation
incommode. Enfin le prix de la location nest pas moindre que celui exigée
par Monsieur Martin. La maison Médier serait encore
plus incommode à cause des exhalaisons méphitiques que répand
latelier contigu pour le tissage et la filature de la soie et dailleurs
il meût beaucoup répugné doccasionner le délogement
de deux ecclésiastiques et du substitut du Tribunal. La
maison de Tende nest pas libre en ce moment et au reste réputée
très humide et conséquemment malsaine. Jai
donc lhonneur, Monsieur le Préfet, de vous soumettre le projet de
convention que je viens darrêter avec Monsieur Martin, une dernière
considération propre à déterminer lapprobation que
je sollicite est celle-ci : les tables, les rayons et généralement
tout ce qui constitue le mobilier du bureau, appartient à Monsieur Martin.
Ainsi en acceptant ces conditions, le Département naurait
pas à pourvoir pour 1839, à cette dépense spéciale
confondue quitte est dans le bail. Jai en outre lespérance
que ce propriétaire, qui dans la circonstance, exploite à son profit
notre embarras se décidera plus tard à vendre sa maison au Département
ou au moins à consentir un bail de
. après lexpiration
de celui ci. Enfin, Monsieur le Préfet, jespère
également que dans le courant de lannée 1839, il sétablira
une concurrence qui permettra au Département de choisir un local plus stable
et à des conditions moins onéreuses. Monsieur Martin,
ayant refusé de consentir à renouveler le bail de la maison nue
aux conditions proposées par votre lettre du 16, cest à dire
moyennant 1 600Fr. je me suis replié sur la Maison Descosse après
avoir très longuement débattu hier et ce matin, avec le Propriétaire,
nous avons rédigé les accords en projets que jai lhonneur
de vous transmettre sous ce pli. Jaurai vivement désiré
que le bail eût une durée moins longue, parce que, comme je vous
lavais marqué, il est vraisemblable que la concurrence qui se fut
établie plus tard eût amenée des conditions plus avantageuses
au Département, mais le bailleur a constamment résisté
à cet égard, comme aussi sur le prix, lequel dépasse de 50
Fr. par la limite que vous maviez fixée. Il sen
faut pourtant de beaucoup que le nouveau local proposé pour la sous-préfecture
soit aussi vaste que celui que je quitterai le 31 prochain. Toutefois,
Monsieur le Préfet, dans la prévision que ce nouveau logement serai
insuffisant pour un sous-préfet qui aurait une famille un peu nombreuse,
jai obtenu linsertion dune clause daprès laquelle
le bailleur remettrait une ou plusieurs pièces moyennant un supplément
de Prix qui porterait alors le loyer à 800Fr. Enfin, Monsieur
le préfet, jai fait le mieux quil ma été
possible dans lintérêt du Département pénétré
que je suis de lexiguïté de ses ressources financières.
Je vous prie de me faire connaître incessamment votre décision.
Vous savez, Monsieur le Préfet, que la sous-préfecture ne possède
en propre aucun mobilier pour lusage de ses bureaux dou la nécessité
dobtenir une allocation pour cette dépense." Renouvelement de bail
Entre les soussignés, Michel, Gaspard MARTIN, propriétaire
domicilié à Forcalquier et Martin, François ESORNIL, sous-Préfet
ART 1 Monsieur Martin, remet au Département à titre de bail à
loyer pour continuer dêtre occupé par la sous-préfecture
la maison attenante et dépendance. Loi 1829 Ordonnance du 3 février 1830
Inventaire des effets mobiliers à lusage de la sous-préfecture
: 1 Fauteuil Voltaire : damas, laine et coton. 1 Table à ministre
bois de noyer et ses garnitures. |